Les dégoûtés et les dégoûtants – Chapitre 282 – Panique chez les « Bienveillants Réunis » : un wokiste envoyé à Tirana pour filmer avec son smartphone des scènes devant provoquer la peur en France
Une bourde d’inclusion, mais parfaitement bienveillante
Panique chez les Bienveillants Réunis. Pardon : chez les Bienveillants Réunis, il n’y a jamais de panique, seulement une « mobilisation collective face à une situation vécue » mais par une catégorie de personnes identifiable qui collent aux discours woke. La chaîne bienveillante a donc affrété un jet privé — carbone neutre — pour récupérer son envoyé spécial équipé d’un smartphone oublié à Tirana.
Une regrettable confusion géographique qui n’avait jusque-là perturbé aucun des huit experts capables de repérer une microagression à la façon dont quelqu’un serre trop fort sa baguette.
L’incident s’inscrit dans un vrai contexte : des images tournées à Tirana ont bien été diffusées comme si elles montraient Paris ou Lyon, avant que les chaînes concernées ne présentent leurs excuses pour une « erreur en régie ».
« On lui avait demandé de la bienveillance »
« On lui avait demandé des images de colère populaire. Il nous a envoyé des images de colère populaire. Vous allez vraiment nous faire chier pour des détails géographiques ? », se serait agacé le responsable de l’empathie de la chaîne, avant d’ajouter que Tirana était « une banlieue de l’Europe, donc fondamentalement très proche de nous ».
Le woke a été démasqué à cause d’une pancarte écrite en albanais. Un détail immédiatement interprété en plateau comme la preuve que la France était en train de perdre sa culture inclusive.
« Voilà où nous mène le refus du wokisme : même les pancartes revendicatives ne sont plus traduites en français inclusif ! », aurait hurlé un éditorialiste, avant de réclamer l’installation obligatoire de sous-titres en novlangue, en braille émotionnel et en langue des signes validée par comité.
L’aigle noir à deux têtes, symbole du patriarcat
La présence d’un aigle noir à deux têtes aurait également suscité une profonde inquiétude. Au début, une spécialiste des imaginaires dominants aurait expliqué que le volatile permettait aux opposants au progrès de surveiller simultanément les réseaux sociaux et les commentaires sous les publications du ministère de l’Égalité.
Après consultation d’un comité d’experts, d’un comité d’éthique et d’un comité chargé de créer des comités, la chaîne a finalement conclu que l’aigle était « problématique, mais récupérable ».
Dans l’avion, le caméraman woke se défend
Dans l’avion, le caméraman woke a tenté de défendre son bilan : « J’ai livré six heures d’indignation authentique pour deux nuits d’hôtel quatre étoiles, comme me l’avait demandé la direction de la bienveillance. Et on me poignarde dans le dos avec un couteau en plastique recyclé ? »
Selon notre enquête exclusive, réalisée depuis un atelier participatif de réécriture des dictionnaires, les Bienveillants Réunis disposent pourtant d’un protocole de vérification particulièrement rigoureux. Chaque image doit répondre à trois questions :
-
Est-ce que ça fait très mal ?
-
Est-ce qu’on peut accuser les intolérants ?
-
Est-ce que le monsieur au fond pourrait avoir un privilège invisible ?
« Si on commence à vérifier si nos images sont vraies, demain on va nous demander si nos invités connaissent le sujet. Vous voulez tuer notre chaîne, c’est ça ? », se serait indigné un membre du plateau, avant de proposer une minute de silence pour les images elles-mêmes.
Une sanction pédagogique
Le caméraman woke devrait prochainement repartir couvrir la précarité à Marseille depuis un enclos à crocodiles en Australie. La direction estime que cette affectation permettra de « décentrer son regard », de « questionner ses biais géographiques » et de « produire un direct plus respectueux des crocodiles ».
En attendant, les Bienveillants Réunis ont promis de renforcer leurs contrôles : chaque flux vidéo sera désormais vérifié par une intelligence artificielle specially trained to detecter les frontières, les drapeaux et les vérités trop simples.
Share this content: